mardi 17 janvier 2017

L'avis de Ramettes : Le cercle des femmes




Sophie Brocas
Editions Julliard, 2014, 194 p., 19 €
Existe aussi en  « J’ai lu » 7,10 €

4e de couv. :
Le temps des funérailles d'une arrière-grand-mère, quatre générations de femmes se trouvent confrontées à la découverte d'un douloureux secret de famille.

Mon avis :
Les photos des deux couvertures sont trompeuses, elles m’ont aiguillé sur une autre histoire !
Dans ce premier roman de Sophie Brocas, nous avons quatre générations de femmes. C’est l’arrière-petite-fille de 20 ans qui va nous donner son point de vue et ses questions. La première étant "pourquoi la vieille dame n’a pas détruit les documents qui mettent au jour son secret ?"  Vont suivre d’autres interrogations.
Le point central c’est Alice la vieille dame, avec une auréole de sainteté, la courageuse, l’intouchable… Elle meurt et au milieu du chagrin Lia va ouvrir la boîte de pandore. Sa porte-parole sera Marie sa sœur de cœur qui connaissait le secret depuis le départ, elle a plus de quatre-vingts ans est incarne la sagesse. Ce cercle de femmes, c’est un peu comme une chaîne aux maillons plus ou moins déformés. Ne cherchez pas les hommes, on leur laisse peu la parole et sont dans un autre monde.
Marie, de par son statut de vieille dame, va être l’élément modérateur, celle qui écoute et qui conseille, celle qui apaise et relativise.
Lia, vingt ans, semble la plus touchée, la plus bouleversée. Elle va exprimer sa colère et son incompréhension face au secret d’Alice et face aux réactions des autres femmes qu’elle ne comprend pas. Elle va assener ses vérités et « ses jugements » de jeune fille.  Elle pousse sa mère et sa grand-mère dans leurs derniers retranchements.
Les réactions là encore vont la surprendre. Elle croit avoir suffisamment d’expérience de la vie alors qu’elle est  dans la phase impulsive de la jeunesse.
Il va lui falloir du temps et de la réflexion pour voir au-delà des premiers éléments. Sol, Agnès et surtout Marie vont lui faire comprendre que l’on n’est pas une victime toute sa vie que certains choix sont faits en connaissance de cause. Il faut avoir tous les sons de cloches. Les choix d’Alice ne doivent pas la concerner, qu’elle doit faire son propre chemin. Je crois que ce qui frustre le plus Lia c’est de ne pas avoir Alice en face d’elle pour la questionner. C’est une des phases du deuil, celle où on réalise qu’on ne peut plus dialoguer avec l’absent.
C’est difficile de voir tomber son idole, son modèle de son piédestal. On a beau essayer de continuer à leur trouver des excuses, ils sont humains donc faillibles et imparfaits.
Sophie Brocas va nous dépeindre des vies où la passion tient un rôle important.
C'est un roman qui se lit très vite car on veut savoir comment tout cela va se terminer. On va suivre chaque parcours de vies des personnages avec curiosité.
Pour la petite histoire, j’ai présenté ce roman au cercle de lecture de ma bibliothèque et j’ai eu des réactions étonnantes lors que j’ai dit que « Lia portait un jugement sur les choix de son arrière-grand-mère et sur la réaction des autres femmes de la famille », sans même avoir dévoilé le secret !
Ce roman m’a rappelé un autre roman « le goût les pépins de pommes » de Kathrina Hagena, qui a comme point commun l’amour d’une petite fille pour sa grand-mère, c’est le saut de génération qui m’y a fait penser.

Et vous l'avez-vous lu ? qu'en pensez-vous de cette histoire ?

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