lundi 20 novembre 2017

L'avis de Langue Déliée : Fleur de Tonnerre - Jean Teulé

Fleur de Tonnerre
Jean Teulé
Ed. Pocket - 2013
Hélène Jégado, Bretonne pur jus, a vécu une vie hors du temps, une vie de meurtrière. Elle a passé sa vie à arpenter la Bretagne, se laissant guider par la vie, pour y donner la mort.

"Les religions se succèdent en se pénétrant. La nouvelle prend le dessus en avalant l'ancienne qu'elle digère avec le temps."

La rencontre entre ce roman, qui me faisait tant envie depuis si longtemps, et mon imagination n'a pas eu lieu.
J'ai été stoppée net, dès le début, avec l'utilisation du langage breton, des phrases beaucoup trop longues et une multitude de détails. Passé outre ces éléments, je m'attendais à suivre une tueuse en découvrant des sentiments, des ambitions, des raisons, une histoire construite qui éventuellement aurait pu se lire comme un polar.
Mais non.
Ce livre n'est rien de tout cela.

mardi 7 novembre 2017

Avis de Ramettes : Mangez-le si vous voulez


Jean Teulé
2009, 131 p.
4e couv :
Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l’Allemagne et sous la menace d une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d une phrase mal comprise et d une accusation d espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s efforceront d arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
Incapable de condamner six cents personnes d un coup, la justice ne poursuivra qu une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n auront qu une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m a pris. »

Mon avis :
Quelle horrible histoire ! et c’est en-dessous de ce que je veux dire.
Jean Teulé nous tient en haleine. On se dit que l’horreur va prendre fin. Mais non, Alain Monéys survie à toutes les tortures. Le temps passe et la violence monte en intensité. J’ai dû faire une pause au bord de la nausée.
On dirait un chemin de croix. Tel le Christ qu’il aperçoit  par la porte de l’église ouverte. Il fait son chemin du calvaire à travers la ville en pente, avec ses étapes.
Nous avons  Anna amoureuse d’Alain qui se donne au jeune Thibassou dans l’espoir de le détourner de son envie de tuer. Tel une Marie-Madeleine soutenant Jésus.
Le vin coule à flot comme le sang du Christ et d’Alain : « ceci est mon sang, buvez en tous ».
Ses amis comme les apôtres, essaient de le protéger. On a presque la phrase « Pardonnez les ils ne savent pas ce qu’ils font », Alain incrédule ne comprend pas que tel était son destin en se levant ce matin. Il venait faire le bien dans un village qu’il aimait beaucoup.

mardi 31 octobre 2017

L’avis de Parfaite coccinelle : Darling


Chronique du roman et du film


Darling - Jean Teulé • Roman  - 2000. Adapté au cinéma - 2007
4ème de couv. : Elle voulait qu’on appelle « Darling ». Elle y tenait ! Pour oublier les coups reçus depuis l’enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent. Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les « Darling » du monde. Elle a rencontré Jean Teulé. Il l’a écoutée et lui a écrit ce roman. Un livre unique.

Mon avis :
Il y a plus de vingt ans, j’ai lu « L’hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb, je ne connaissais pas l’auteure et, mon dieu, que j’ai souffert pendant cette lecture. Chaque page tournée était un calvaire. Et pourtant, je suis allée jusqu’au bout de ce livre happé par le style d’Amélie…
Aujourd’hui, je fais connaissance avec Jean Teulé par le biais de « Darling ». Je n’ai pas choisi ce livre puisqu’il est venu à moi, par hasard, (un peu comme « l’hygiène de l’assassin »). Et là, surprise, ou plutôt, l’horreur… Ce même malaise m’envahit, dès le début, mais la magie et la forme d’humour noir de Monsieur Teulé opérant, je tourne les pages les unes après les autres et sans m’en rendre vraiment compte, je suis déjà à la fin de ces 234 pages.
Un jour de mai 1997, à Canal+, Jean Teulé a la visite de sa cousine, Catherine Nicolle, qui veut qu’il écrive un roman sur sa vie.

mardi 24 octobre 2017

L'avis de Langue Déliée : Le magasin des suicides - le roman

Article rédigé le 28/11/2012 pour languedeliee.fr


Le magasin des suicides - Jean Teulé - roman humour noir - littérature française
4ème de couv. : "Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre."


Mon avis   ••• Livre Coup de Coeur •••
Après en avoir entendu parlé, j'ai eu envie de pousser la porte de cet étrange magasin... Surtout après avoir vu la bande annonce du dessin animé tiré du livre, j'étais obligée de lire le livre !

L'histoire nous est racontée par un narrateur avec des phrases un peu longues parfois. Les codes du commerce sont vraiment bien traités ce qui nous donne des conversations surréalistes autour du suicide. Grâce à ça, l'auteur "banalise" un sujet tabou et grave, en quelque chose de tout à fait normal et de très drôle. 

mercredi 18 octobre 2017

L'Avis de A.Z. : Le Montespan


Le Montespan   Roman - 2008 • Adapté en BD - 2010
4ème de couv. : En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n aura de cesse de braver l autorité de Louis XIV et d exiger de lui qu il lui rende sa femme.
Lorsqu il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d impertinences répétées, l atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l Ancien Régime.


Mon avis : 
C'est l'histoire d'un homme amoureux, où bien très têtu... qui n'a vraiment pas de chance et qui s'est trompé d'époque pour s'atticher autant de sa femme.
L'écriture de Teulé m'a captivé et si ce n'était pas à cause de la fa
tigue, les chapitres se seraient enchaînés très rapidement.
J'ai eu peur pour sa vie, j'ai souri lors de certaine situation, déçue par l'attitude de certain personnage voir en colère... comme si j'y étais !